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Deux séjours successifs1, comme chercheur du C. L'opposition de ces deux castes dont les styles de vie sont très différents et qui affirment leur personnalité en fonction de cette différence a été un des éléments les plus favorables pour l'enquête.

Par exemple, ce que nous avons appris du mariage secondaire kirar nous serait certainement resté très longtemps caché si les Brahmanes ne nous en avaient parlé les premiers, un peu par dérision, car les Kirar préfèrent cacher ces faits ou les déguiser sous des dehors orthodoxes.

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Un autre atout a été de bénéficier de l'aide d'un fidèle serviteur qui était un nâi Barbier. Or les Barbiers non seulement sont au centre des homme indien cherche femme matrimoniales en tant que messagers, intermédiaires et officiants dans les cérémonies, mais ils possèdent un système d'alliance très proche de celui des Kirar, ce qui leur permet de parler savamment de ces derniers sans avoir l'air d'en livrer trop sur leur propre caste.

Mariages secondaires et foires aux femmes en Inde centrale

Nous traiterons le sujet un peu comme nous l'avons découvert, à la manière d'un puzzle dont les différents éléments ne se sont mis en place que lentement, souvent par une série de hasards et de rencontres, dont seul peut-être le temps prolongé passé sur le terrain a permis de réunir les conditions. Avant d'aborder la question des mariages secondaires, examinons les caractéristiques du mariage principal byâh kirar. Ce que nous désignons ainsi est en général le premier mariage.

Dans certains cas cependant mort de la promise, manque de conjoint approprié la première union peut être secondaire. Un homme peut faire successivement plusieurs mariages principaux, la polygamie de ce type ou celle combinant mariage principal et mariages secondaires étant assez fréquemment pratiquée par les Kirar.

La caste des Kirar est divisée en quatre groupes endogames nommés khâp, de statut inégal.

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On dit aussi qu'on leur « fait éviter quatre laits » car dudh bacâte ; bacânâ est le causatif du verbe bacnâ qui veut dire « éviter » et il se traduit par « faire éviter ». Ce causatif donne une des homme indien cherche femme de toute la conception du mariage.

Les femmes en Inde : une position sociale fragile, dans une société en transition — Géoconfluences

Ce n'est pas l'intéressé qui se marie, ce sont ses parents qui le marient et lui font éviter les got proscrits — ce qui du reste va de soi puisque le mariage principal se fait lorsque l'enfant a environ huit ans. La règle des gotiyâ ou des « laits » à faire éviter a plusieurs formulations possibles, la plus courante étant : apnâ, mân, âjï or nâni ka got ou dûdh bacâte, « on fait éviter à son enfant son propre got, celui de sa mère, mân, celui de sa grand-mère paternelle, âjï et celui de sa grand- mère maternelle, nânï ».

Le got de la « femme du père » est également celui du mâmâ oncle maternel de l'enfant.

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Les parents font éviter à leur enfant les got qui sont effectivement les plus proches et les plus immédiatement connus d'eux en raison des étroits rapports de prestations qui lient le mâmâ à ses neveux et nièces. En dehors du sien propre, les trois autres got à éviter sont ceux des mâmâ de l'enfant et de ses père et mère, c'est-à-dire ceux avec lesquels il y a eu alliance au niveau des géniteurs de l'intéressé et une génération au-dessus.

En recueillant pour le passé encore présent aux mémoires les généalogies kirar de Piparsod, nous avons cru longtemps qu'il n'était pas possible d'y faire figurer le gotiyâ de la nânï grand-mère maternellece qui rendait aléatoire la vérification recherche femme dolbeau mistassini la règle en ce qui concerne le quatrième gotiyâ.

Les intéressés, questionnés, étaient en général incapables de nommer le gotiyâ de leur grand- mère maternelle qui appartient automatiquement à un troisième village par rapport au leur et à celui de leur mère. Mais la rencontre femme celibataire 50 était mal posée. Il fallait tenir compte du fait de homme indien cherche femme que ce sont les parents qui font le mariage de leurs enfants ; or aucun père ni aucune mère n'ignore le gotiyâ et le village de son propre mâmâ.

Bien que celles-ci soient en fait assez rares, elles justifient la remarque d'un informateur qualifié, le pujari des Kirar3, d'après laquelle « à présent les gens se sont mis à faire des mariages dans le got de leur nâni ».

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Il y a donc sensibilisation à homme indien cherche femme règle dès le niveau des arrière-grands-parents. Autre exemple d'extension, par proximité pourrait-on dire, de la règle : le fils ou la fille d'une épouse secondaire ne se marie pas dans le got de la première femme de son père, non plus que le fils de l'épouse principale ne se marie dans le got de l'épouse secondaire de son père.

De même, le petit-fils de l'épouse principale ou secondaire évite le got de l'épouse secondaire ou rencontre gratuite alpes maritimes de son grand- père paternel.

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Et ici également nous n'avons noté aucune dérogation. Il semble bien qu'on puisse associer cette « règle des quatre got » à l'idée d'inceste, mais l'analyse devra d'abord nous montrer si elle ne cache pas en réalité un système d'échange défini, les interdits n'étant qu'une façon de désigner positivement les got permis, c'est-à-dire ceux dans lesquels les mariages doivent se faire. Seul permettra de trancher un examen plus poussé dans le temps des généalogies dont nous espérons que les généalogistes homme indien cherche femme jagâ des Kirar4 nous fourniront les matériaux.

Avant de découvrir ces généalogistes, nous nous sommes employé à Piparsod à relever pour la totalité des familles kirar les généalogies pour le passé encore présent aux mémoires quatre ou cinq générations et c'est sur ce matériel que nous nous appuyons pour la présente étude. L'accent est fortement mis sur ce principe introduisant un certain type d'isogamie.

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Nous étions tellement peu préparé à rencontrer celle-ci dans un contexte général tel que celui des Kirar se prétendant descendants déchus de Rajput connus pour leur hypergamie que nous avons fait beaucoup d'efforts pour découvrir l'envers concret de ce principe si précisément énoncé, sans succès cependant puisque nous nous sommes constamment heurté à lui, même, nous le verrons, en ce qui concerne les mariages secondaires.

Il nous faut donc examiner de plus près cette question du statut. La notion de statut est exprimée en termes de « descendance » khândân. Un point semble bien établi, c'est que cette « descendance » ne dépend nullement de la lignée got.

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Ainsi à Piparsod, la lignée dominante5 des Kirar est celle des Chachêriyâ et on y rencontre aussi bien les deux familles les plus « élevées » au point de vue du statut celles du Patel kirar Ratirâm et de Sukhâ Mehte Nam- bardâr et les plus « déchues » celles de Râmratan et de Chintû dont nous analyserons plus loin les cas. D'ailleurs, chaque fois que nous avons abordé la question du statut des différents got, il nous a été répondu qu'ils étaient tous égaux6 et nous n'avons jamais pu obtenir une hiérarchie des got alors qu'une hiérarchie précise des familles kirar de Piparsod, indépendamment de leur rencontre peillac, nous a été clairement décrite.

La deuxième cause de mauvaise descendance, plus rare en fait mais peut-être plus fondamentale en principe? Il homme indien cherche femme a d'ailleurs un lien assez clairement établi, à rebours, entre mauvaise descendance et mauvaises actions : « les enfants d'une femme de mauvais comportement sont également de mauvais comportement ». Dans les cas observés le statut dépend le plus souvent du comportement de la mère.

Une femme légère, dont on pense qu'elle trompe son mari, aura des enfants qui seront tenus pour être de mauvaise descendance.

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De même les enfants d'une fille avant son gônâ avant qu'elle n'aille vivre avec son mari ou les enfants d'une veuve nés trop longtemps après la mort du mari. Trois générations vertueuses suffisent donc à racheter les erreurs de l'ancêtre et à rétablir la blancheur du statut, avec une nuance toutefois par rapport aux familles qui ont toujours été de bonne descendance.

Par ailleurs, il homme indien cherche femme qu'une chute de statut puisse se racheter dans certains cas par le paiement d'une amende8. Ces traits font que le statut, tout en étant fortement ressenti, manque de permanence et reste assez difficilement saisissable, bien qu'il ne manque nullement de précision pour les intéressés.

Le mariage principal se faisant à statut égal, le statut de l'enfant dépend également du père qui transmet en tenant compte du processus ci-dessus le degré de pureté de son propre statut, si le comportement honorable de son épouse prouve que l'enfant est bien de lui, et ceci indépendamment du statut de la femme comme le montre l'exemple suivant nous sommes obligé ici d'anticiper sur nos observations concernant les mariages secondaires, pour lesquels la règle d'isogamie de statut semble moins stricte : un Kirar a deux enfants d'une première femme d'un mariage principal et cette femme meurt ; le mari fait ensuite venir une femme secondaire de moins bon statut que la première, mais de bon comportement acchâ bartâv ki dont il a deux autres enfants.

Source : recensements officiels Census of India Carte des inégalités de genre dans l'alphabétisation en Source : C. Guilmoto, Census of India Toutefois, les différences hommes-femmes en matière d'alphabétisation se sont considérablement réduites depuis l'Indépendance et l'inscription des filles a régulièrement progressé, notamment grâce à des incitations publiques : bourses et repas scolaires, distribution de vélos pour aller en classe. Leur scolarisation représente un enjeu primordial pour ce pays émergent, car on connaît la corrélation entre leur niveau d'éducation et la maîtrise de la fécondité, ainsi que l'amélioration de la santé des enfants et la hausse des revenus familiaux [9].

Mais cependant, dans le cadre ontologique où se meut la pensée de ces gens qui ont tendance à attribuer immédiatement à chacun une « nature » en fonction de sa position sociale, un statut « homme indien cherche femme » pour la femme est considéré comme une probabilité de légèreté et conduit à la suspecter. Mais en fait ce qui compte, et ce qui explique pourquoi la femme peut compromettre par son comportement le statut de ses enfants, c'est de savoir si ceux-ci sont réellement du père.

Si on pense qu'ils le sont, ils sont considérés comme égaux en statut au père, indépendamment de celui de la mère ; si on estime qu'ils ne le sont pas, leur statut est ipso facto dévalorisé. En termes probablement trop rationalistes peut-être sous l'influence de l'effort même du chercheur dans ce sens? Nous le signalons dans ce cas-ci car c'est le seul de nos textes pour lequel cette question se pose, les autres ayant servi de point de homme indien cherche femme à notre enquête et ayant été recueillis alors que nous ignorions encore tout des problèmes en cause voici de ces faits une explication qui nous a été suggérée, « en y réfléchissant », par notre Nai et que nous reproduisons telle quelle : sans compter le danger que l'enfant homme indien cherche femme d'un père d'une autre caste, d'où perturbations majeures cf.

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C'est pourquoi ceux qui sont de bonne descendance ne veulent épouser que des conjoints de statut équivalent pour recherche tbs femme sûrs de rester dans la logique du système des got à éviter, qui semble donc préserver quelque chose d'important aux yeux des gens peut-être se garder de l'inceste, mais probablement plus encore.

Le principal avantage du bon statut réside justement en ce qu'un garçon de bonne famille n'aura pas de peine à se marier, alors que pour le commun des Kirar le mariage est considéré comme une affaire difficile exigeant de longs efforts de recherche — bahut kosis karte —beaucoup de diplomatie, des intermédiaires nâi et des parents qui intercèdent pour vous dans les autres villages.

Ce n'est pas que le statut dépende de la richesse, car on ne devient pas de bonne descendance en devenant riche. Par ailleurs, nous l'avons vu, la richesse ne sert pas à marier ses enfants dans une meilleure descendance. Pour bien comprendre le lien entre honorabilité et richesse au moins relative, au sens d'aisanceil faut penser à nouveau en ces termes « ontologisants » qui permettent de définir si bien la nature des choses et des gens : « Rien ne saurait manquer chez les gens de bonne descendance » asli khdndân ke logo ke yahân kachu cïz ki kamî nahïn rahti ; « chez ceux de mauvaise descendance, une telle richesse ne peut subsister car ce sont des méchants et ils sont peu portés à l'effort, leur situation ne peut manquer de se détériorer » naklî khdndân ke, ësi jajât nahin rah saktï kyoki log kharâb hôte ôr kam mehntï hôte, halat bigar jaegâ.

Le fait d'être « aslï », s' accompagnant homme indien cherche femme « sérieux » et de qualités reconnues, est une garantie d'aisance et de bonne administration, mais celles-ci sont nettement distinctes de la richesse proprement dite.

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La richesse relative est l'attribut normal du statut, mais n'est jamais une substance à laquelle le statut serait attaché. La richesse n'est pas autonome vis-à-vis du pouvoir mais est une sorte d'attribut du pouvoir.

Adresse e-mail Je certifie ne pas envoyer d'e-mail indésirable En Inde, elles sont des millions, désormais, à refuser de se plier au sacerdoce du mariage, assumant leur désir de vivre sans attaches.

Nous avons dû nous étendre sur cette question du statut qui nous semble très importante pour comprendre le mariage secondaire. Il nous fallait en effet, dans cette première partie, définir le sens général de la notion de statut pour les gens de Piparsod.

Plus loin, la description du mariage secondaire nous amènera à analyser plus précisément le rôle et les transformations du statut dans celui-ci. La difficulté de l'étude du statut chez les Kirar vient de ce qu'il n'a pas de réalité officielle. On en tient compte officieusement dans les mariages, mais la façade veut que toutes les familles kirar soient considérées comme égales et équivalentes barâbar.

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Il n'est pas concevable de parler ouvertement de statut devant un Kirar « de mauvaise descendance ». Nous en avons fait l'expérience au début de notre enquête. C'est ainsi que, encore peu au fait des situations respectives des uns et des autres, nous nous sommes brouillé avec celui qui avait été jusque-là notre meilleur ami kirar, Chintû, pour avoir simplement mentionné en sa présence l'existence du statut.

Le cas de Chintû sera analysé plus loin ; il semble qu'un des ressorts de son amitié envers nous résidait dans le fait qu'étant étranger, nous lui permettions à la fois de sortir du mépris collectif où il pensait que le tenaient les gens trop bien renseignés et de gagner du prestige et de la considération grâce au commerce et à l'amitié du sâhab Économiquement et financièrement ce sont eux les « perdants » hàrnevdle et ils doivent respecter le principe sacré du [Note: io.